
La grossesse, un moment unique dans la vie d’une femme….
Que d’émotions!!! Des sentiments qui naissent, une sensation de bonheur à l’état pur, le carnaval des coups de pieds et de mains dans le bidon qui vous émeut, la découverte…bref ces petits rien qui vous émerveillent chaque jour.
Pourtant lorsqu’en bonne hairloveuse, on apprend la nouvelle beaucoup d’interrogations surgissent… Comment prendre soin de mes cheveux? Vais je devoir changer ma routine? Quelles huiles, quels produits et surtout quels gestes adopter pour ne faire aucun mal au petit bout de chou en route tout en continuant à prendre soin des précieux.
Ces questions, je me les suis posées il y a un an. L’annonce de la nouvelle, je m’en souviens comme si c’était hier. Il faisait beau, ni trop chaud, ni trop froid, bref une magnifique journée du mois d’avril. La nouvelle ne pouvait mieux tomber :D.
Seulement, quelques jours plus tard, l’euphorie s’est atténuée et ça a été la panique !!! Je n’avais aucune idée de la manière dont j’allais gérer ma routine capillaire de femme enceinte. Avec mes idées reçues plein la tête, et mes 6 mois de stretching utiliser tout plein de produits et tester des formules censées me donner des cheveux de Raiponce n’étaient plus à l’ordre du jour.
Fallait pas déconner non plus… Qu’on se le dise les cheveux sont un accessoire si ce n’est le plus important que la nature nous offre, mais le petit être qui pousse dans nos entrailles est tellement plus précieux.
Du coup, après des heures passées sur le net à la recherche d’informations, et armée de mon calepin où j’avais noté toutes mes questions, je me suis rendue sereine à ma première consultation future mum. J’ai eu la chance de tomber sur un médecin qui a su répondre à toutes mes interrogations farfelues. Ce qui m’a permis de mener ma routine capillaire sans prise de tête pendant ma grossesse.
Ce qu’il faut savoir, c’est que lorsqu’on est enceinte, le corps subit de nombreux changements. A côté des sautes d’humeur et de l’état de fatigue générale dans lequel la grossesse nous met, celle ci entraîne une production plus élevée de progestérone qui, dans de nombreux cas aura des effets plus que positifs sur les cheveux et les ongles. Oubliez donc la croyance selon laquelle la grossesse vous abîmera les cheveux. Bien au contraire, certaines femmes verront leurs cheveux devenir plus fournis, plus brillants, plus soyeux et plus résistants pendant les 9 mois de gestation.
En effet, pendant la grossesse, les influences des hormones ont généralement pour conséquence d’allonger la phase de croissance des cheveux dite “anagène”, et de raccourcir la phase qui précède la chute dite “télogène” . D’où l’impression pour certaines d’avoir du volume ou une pousse plus importante qu’à l’accoutumée. Cette période est donc idéale pour les femmes défrisées qui voudraient faire une transition pour retourner au naturel.
La grossesse se veut être une période faste pour les cheveux. Cependant, ce n’est pas pour autant qu’il faut arrêter d’en prendre soin. Loin de là, les soins vous aideront à les maintenir en état et à prévenir la fameuse chute post post-partum (qui fera l’objet d’un futur post). Gardez toutefois à l’esprit que dans la quête des cheveux en bonne santé, pendant la grossesse, le mot d’ordre est la vigilance.
HUILES ESSENTIELLES
De nombreuses vertus leurs sont reconnues notamment en ce qui concerne l’entretien des cheveux. Pourtant leur utilisation est sujette à précautions pendant la grossesse, particulièrement lors du premier trimestre. Pourquoi me direz vous… tout simplement par ce qu’elles peuvent passer dans le placenta et entraver le bon développement du fœtus. N’oublions pas que les huiles essentielles sont des concentrés de plantes à l’état pur qui sont obtenues par des moyens de distillation assez complexes. De ce fait il est important de prendre des précautions particulières lorsqu’on s’en sert en étant enceinte .
De plus, certaines huiles essentielles contiennent des cétones qui sont des substances potentiellement neurotoxiques. De ce fait, elles peuvent provoquer des fausses couches. C’est la raison pour laquelle elles sont fortement déconseillées voire interdites pendant la grossesse, notamment, la menthe poivrée, le romarin à verbénone, le romarin à camphre, l’aneth, la sauge officinale, le cèdre de l’atlas, et bien d’autres.
Cependant, toutes les huiles ne sont pas à bannir une fois qu’on a dépassé les trois premiers mois. Celles ne contenant pas de molécule sensible à risque, comme sauge sclarée, le niaouli, et l’ylang ylang pour ne citer que celles là, pourront continuer à vous aider dans votre routine dès le quatrième mois.
N’étant pas une pro de l’aromathérapie, j’ai préféré m’en passer jusqu’à la fin de ma grossesse.
Si vous tenez à continuer à les utiliser pendant la grossesse, il est préférable de demander conseil à votre médecin traitant ou à votre pharmacien.
DEFRISAGE
Comme je vous en parlais déjà ici, le défrisage est un acte chimique qui permet de raidir le cheveu crépu pour lui donner un aspect plus lisse. Bien que sa nocivité pour le foetus n’aie été prouvée nulle part de manière formelle, il n’est pas recommandé d’y avoir recours lorsqu’on est enceinte.
Les raisons avancées sont multiples… Outre la gène que certaines femmes enceintes pourraient ressentir face à l’exposition aux odeurs chimiques, on parle parfois de la possibilité que les composants chimiques puissent passer dans le sang de la mère à travers le contact avec le cuir chevelu et causer des maladies congénitales ou des fausses couches.
Il y a également le fait que pendant la grossesse la circulation et la micro circulation sanguine se développent énormément. La peau et le cuir chevelu deviennent plus perméables aux substances contenues dans nos produits d’où la nécessité de faire attention à la composition de ceux-ci.
A côté de ces facteurs, il y a également le fait que le défrisage puisse fragiliser les cheveux de la future maman et entraîner une chute plus importante pendant la chute hormonale post accouchement.
Il va de soi qu’aucune de ces théories n’a été prouvée par le corps médical jusqu’ici. Cependant lorsqu’on porte la vie, il y a lieu de prendre des précautions et de demander conseil à un professionnel avant d’en effectuer un.
Si vous voulez continuer à vous défriser, il vaudrait mieux attendre de le faire au quatrième trimestre et de bien respecter toutes les règles en la matière.
Pour ma part, je me suis défrisée une fois le premier trimestre terminé et depuis plus rien… Non pas parce que j’avais peur pour la suite, mais par choix personnel.
Un an ça passe tellement vite… 12 mois que je n’ai plus eu les cheveux raides. Si on me l’avait dit il y a quelques années je n’y aurai pas cru. Je vous parlerai de mon long stretching dans un autre post.
COLORATION
Comme le défrisage, la coloration est bourrée d’additifs chimiques qui peuvent incommoder la femme enceinte. Encore une fois, il n’existe nulle part des études fiables et formelles qui montrent une corrélation entre l’utilisation de coloration chimiques et les complications de la grossesse. Cependant, la prudence étant de rigueur, il vaudrait mieux les éviter pendant le premier trimestre de la grossesse. Même s ‘ils sont présent en quantité infime, certaines colorations contiennent des produits chimiques qui pourraient être toxiques à fortes doses. En rejoignant la micro-circulation sanguine à travers le cuir chevelu, celles ci peuvent être nocives a long terme pour le fœtus.
Beaucoup de professionnels de la coiffure et du corps médical conseillent généralement d’opter pour des colorations naturelles telles que le henné ou les poudres ayurvédiques.
COMPLEMENTS ALIMENTAIRES
Plus que les deux premiers, il est important de demander l’avis de votre médecin traitant surtout lorsque vous êtes enceinte!!!!! En règle générale, pendant la grossesse tout ce qui n’est utile ni au développement de votre futur bébé, ni à votre bien être est déconseillé par le corps médical car les études sur le sujet sont assez limitées. Dans la plupart des cas, vous ne vous verrez prescrire que des vitamines prénatales et selon les cas du fer et/ou du magnésium pour atténuer la fatigue.
SOIN HEBDOMADAIRES ET CONSEILS
Pour ce qui est des soins hebdomadaire, si vous êtes de celles à qui la grossesse apporte un maximum d’énergie, continuer votre routine comme à l’accoutumée. Gardez simplement à l’esprit, si vous êtes défrisée et que vous choisissez de prolonger votre stretching, qu’au plus vous aurez des repousses naturelles, au plus il faudra optez pour des soins plus hydratants qu’à l’accoutumée.
Avoir une routine capillaire sans huiles essentielles? Impossible me direz vous???
Pourtant on y arrive très bien. J’ai remplacé celles-ci par des huiles végétales plus émollientes (telles que l’huile d’avocat, le beurre de cacao, l’huile d’amande douce, l’huile de brocoli), des actifs hydratants que je rajoutais à mes masques ou à ma crème hydratante (tels que le céramides végétales, complexe hydratation intense, protéines de soie, protéines de riz, concombre bio, honeyquat, etc).
Le steamer est également un bon investissement car il vous aidera à raccourcir considérablement vos sessions de soin hebdomadaires. Certaines pourront cependant éprouver de la gène en restant en dessous de la chaleur humide surtout vers la fin de la grossesse. Si vous êtes dans ce cas de figure, et que vous n’avez ni la patience ni l’envie de faire des soins pendant des heures, optez plutôt pour des coiffures protectrices qui vous aiderons à souffler pendant plusieurs jours.
Il va de soi que chaque expérience est unique et que chacune de nous réagit différemment face aux situations de la vie. J’espère néanmoins que cet article vous apportera un début de réponse aux questions que vous vous posez au sujet de cette période bénie qu’est la grossesse.
X0xo
Thegirlzlifemagazine
Photo: ©Dominique Lila de www.soundsandstyle.com- Tous droits réservés




























